démarche

Les racines de mon propos se situent dans notre terre, dans l’ancien, dans ce qui a survécu et grandi. Je m’intéresse à ce qui a une longue, très longue histoire, et à ce qui aura un avenir impérissable. Car malgré le passage du temps qui imprègne mon exploration artistique, j’opte pour une vision optimiste sous forme d’espaces temporels isolés dans une infinité d’autres espaces. Je fais un constat de survivance.

Concrètement, ma peinture passe d’abord par les caractéristiques physiques du sujet, – les formes, les lignes… Ce sont elles qui, avec l’immersion dans la couleur, pavent la voie à une réflexion sur le sens du travail, lui-même organisé comme une superposition de points de vue. Ce sont ces éléments de base qui composent la structure même de mon modèle figuratif ou abstrait. Je recherche des formes organiques et géométriques inspirantes pour les combiner en plans picturaux multiples. Et alors seulement commence le travail de peintre, l’ajout de couches sur couches, parfois en transparence, parfois en opacité.

Tout est fonction d’expérience sensorielle, d’émotion suscitée chez le regardant par les couleurs, les lignes et les formes. Car la participation du spectateur est essentielle dans mon travail. Je souhaite éveiller sa sensibilité, solliciter sa mémoire. Bref, je tente de peindre l’invisible.